07 août 2009
Verlaine
Je ne sais rien de gai comme un enterrement !
Le fossoyeur qui chante et sa pioche qui brille,
La cloche, au loin, dans l'air, lançant son svelte trille,
Le prêtre, en blanc surplis, qui prie allègrement,
L'enfant de coeur avec sa voix fraîche de fille,
Et quand, au fond du trou, bien chaud, douillettement,
S'installe le cercueil, le mol éboulement
De la terre, édredon du défunt, heureux drille,
Tout cela me paraît charmant, en vérité !
Et puis, tous rondelets sous leur frac écourté,
Les croque-morts au nez rougi par les pourboires,
Et puis les beaux discours concis, mais pleins de sens,
Et puis, coeur élargis, fronts ou flotte une gloire,
Les héritiers resplendissants !
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13 juin 2009
Les leçons d'écriture
« Il n'y a pas de synonymes. Il n'y a que des mots nécessaires, et le bon écrivain les connaît. »
« Le style, c'est le mot qu'il faut. Le reste importe peu. »
« Le mot juste ! Le mot juste ! Quelle économie de papier le jour où une loi obligera les écrivains à ne se servir que du mot juste ! »
« Avoir un style exact, précis, en relief, essentiel, qui réveillerait un mort. »
Ce sont les leçons d'écriture et de lecture de Jules Renard...
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21 mai 2009
Ecrire
On écrit pour voir ce que l'on écrirait si on écrivait.
Marguerite Duras
14:57 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
25 avril 2009
La mission
Gérard Durand était un homme extraordinairement ordinaire mais cela ne présumait en rien de son destin hors du commun.
Il posa la bobine qu’il venait de trouver sous son paillasson et enclencha le magnétophone à bandes Grundig TK 341. Du matériel HIFI Stéréo de professionnel qui venait de remplacer son Pioneer RT 707 trop encombrant.
Après quelques grésillements, la voix déguisée commença par la phrase traditionnelle « Votre mission, si vous l’acceptez… »
Gérard Durand était prêt à tout. Depuis le jour où il avait fait pour la première fois les commissions de sa maman, il avait rempli de nombreuses missions et, bien que personne ne le lui ait jamais dit, il savait que ses supérieurs hiérarchiques le considéraient comme l’un de leurs meilleurs éléments.
Cette fois, c’était du sérieux. Il le sentait.
La bande tournait régulièrement et Gérard Durand était le seul à savoir qu'elle allait s'autodétruire en fin de lecture (sauf incident indépendant de la volonté de l'expéditeur). « Vous avez été choisi pour enseigner le français et le calcul dans un lycée de banlieue. Dans un premier temps, votre salaire ne sera pas exorbitant mais, par la suite, il pourra bénéficier de modestes augmentations en fonction de vos résultats. Vous veillerez particulièrement à ne pas sombrer dans la dépression et résisterez aux envies de suicide. Après quarante ans de services, vous pourrez prétendre à une pension de mille cinq cents euros par mois. En cas de difficultés particulières, nous ne pourrons intervenir en votre faveur. Attention, ce message s’autodétruira dans les cinq minutes etc. (mais ça, il le savait déjà)».
Gérard Durand hésitait.
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23 avril 2009
Paul Léautaud
Toutes ces citations sont tirées du "Journal littéraire" de Paul Léautaud
«Il est plus difficile de rendre que de ne pas recevoir.»
«- Qu'est-ce que vous faites ? - Je m'amuse à vieillir. C'est une occupation de tous les instants.»
«Quelles scènes si on annonçait demain la fin du monde.»
«Les qualités sont du domaine de tous le monde. Les vices seuls marquent la personnalité.»
«Les moralistes sont toujours bouffons, et souvent comiques quand on regarde ce qu’ils sont eux-mêmes.»
«Je suis pour les privilèges... Quand ils sont gagnés.»
«L'affection est un sentiment fade, c'est l'amour des gens tièdes.»
«Je n'ai rien vu de grand dans la vie que la cruauté et la bêtise.»
«Ne conseiller personne, ne rien révéler, indiquer à personne. Pourquoi hâter et favoriser le développement d'autrui ?»
«Ce n'est pas ce qu'on a eu qui compte, c'est ce qu'on n'a pas.»
«Le patriotisme fait décidément beaucoup d'imbéciles.»
«C'est une force que n'admirer rien. »
«J'ai toujours rencontré si peu d'esprit autour de moi qu'il a bien fallu que j'utilise le mien.»
«Tout ce qui est l'autorité me donne envie d'injurier. »
«On fait l'amour par désir. On le fait par vice. On le fait aussi par amour-propre.»
«Pourquoi faire part de nos opinions ? Demain, nous en aurons changé.»
«On rit mal des autres, quand on ne sait pas d’abord rire de soi-même.»
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22 avril 2009
Nom d'une pipe !

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26 avril 2008
Puisque j'ai le temps...
... je reprends les livres que j'avais abandonnés à mon époque d'intolérance.
Il y en a des dizaines et des dizaines, mais... j'ai le temps.
Parmi ceux-ci un livre acheté au début des années 90 et dont je n'avais lu guère plus de dix pages : Histoire d'une vie (Sous-titre : Le flambeau dans l'oreille) d'Elias CANETTI, prix Nobel de littérature.
CANETTI ne triche pas dans le titre : Il raconte effectivement sa vie. Rappelez-vous de l'intérêt que vous portez aux gens vous entreprennent et vous racontent leur vie...
Ce que j'en retiens : Canetti nourrit un sentiment de culpabilité parce qu'il a été bénéficiaire d'un meurtre. Celui du Christ.
Canetti est fasciné par Karl Kraus et entend consacrer sa vie à l'étude de "la masse".
J'ai un doute : L'expression "être à la masse" viendrait-elle de là ?
18:10 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07 septembre 2007
724
"724"
C'est le nombre de nouveaux livres qui inondent les librairies pour cette nouvelle rentrée littéraire !
Les statistiques et les sondages sont toutefois formels : Les Français ne lisent pas.
16:40 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
05 septembre 2007
La vieillesse
David Foenkinos dans son livre "Qui se souvient de Foenkinos ?" écrit "J'ai souvent l'impression que ma vie est une accoutumance progressive à la vieillesse".
Qu'en pensez-vous ?
18:45 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

