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28 septembre 2006
Quel bel Amphipoda !

18:49 Publié dans Tout est là | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
25 septembre 2006
Mamitaaaaa !
18:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
24 septembre 2006
Remèdes pour les quatre soeurs
19:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
21 septembre 2006
Pas de jalouse !


22:50 Publié dans Tout est là | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
20 septembre 2006
Pour Nénette
21:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
19 septembre 2006
Mon deuxième infarctus
épisode précédent
Une fois couchés, nous ne pumes contempler que quelques secondes la frisette du plafond. Le sommeil nous frappa comme un direct au menton, sans ménagement. Tant mieux. Nous n’étions pas fâchés de baisser le rideau. Quant à moi, j’étais tiré d’affaires, la page était tournée, je dormais.
J’avais tort.
Un ou deux cauchemars plus tard, je me réveillai en nage, terrorisé. Oncl’ Jack’ était barmann et préparait un cocktail en agitant un shaker sur un air de samba effréné. Tout cela n’aurait eu aucune importance si je n’avais été à l’intérieur du shaker à me débattre au milieu des glaçons en suppliant qu’on me laisse sortir. Une grosse femme nue, pleine de tâches de rousseur m’a enfin libéré. Elle avait la tête d’Audrey Hepburn et des vers lui sortaient des trous de nez !
Cela me fit comme un électrochoc qui me ramena dans la chambre de l’hôtel. Celle-ci était faiblement éclairée par un rayon de lune qui perçait entre les rideaux. Le cœur en chamade, je me suis levé pour aller m’assurer de l’existence de la lune, et c’est à ce moment là que j’ai eu mon deuxième infarctus. Sans que je puisse me l’expliquer rationnellement, j’ai trouvé le plancher de la chambre particulièrement mou et fuyant.
Je fis rapidement demi tour et fis part de mes impressions désagréables à Christine qui dormait en chien de fusil contre la cloison, agitée par ses propres cauchemars. J’eu beau faire du bruit, élever le ton, allumer la lumière, la secouer, gémir, me lamenter et lui dire que j’allais certainement trépasser d’une minute à l’autre, je n’obtins d’elle que quelques borborygmes inaudibles. Elle se recroquevilla davantage dans son coin et referma la demi paupière qu’elle avait soulevée.
A la réflexion, ce n’est pas à coté d’un docteur endormi que je mourrai, mais bien plutôt à côté d’une femme endormie, et je ne suis pas sûr que cela en sera plus agréable pour autant !
Fin
18:30 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16 septembre 2006
Où Audrey Hepburn apparaît enfin...
épisode précédent
- Y-a quelqu’un ?
Je trouve contrariant d’avoir à poser ce genre de question derrière la porte d’un hôtel complet. J’aurais bien voulu que cette journée s’arrête et passer à une autre, tirer une carte chance, laisser ma place à un autre, me réveiller, mais rien de tout cela ne se produisit.
- S’il vous plaît !
Il est des circonstances où je me sens doué pour la politesse. De nuit, par moins dix, devant une porte muette, on pourrait faire de moi un chef du protocole.
- La porte est fermée !
Ca, c’est pour le cas où ils ne seraient pas au courant. Eh ! Vous savez que vous avez fermé votre hôtel à clé ? C’est à l’intérieur qu’il faut ranger les clients, pas dehors ! C’est fou ce que l’on peut dire comme conneries en dessous d’une certaine température. Ajoutez à cela que notre cascadeur favori venait de nous quitter comme un pet et vous mesurez toute l’ampleur de notre détresse.
A force de frapper, d’appeler et de tambouriner, Audrey Hepburn apparut enfin. Resplendissante dans son déshabillé vaporeux. Sa crinière rousse tombait en cascades sur ses épaules. C’était pas trop tôt. Sûr que pendant qu’on sonnait, elle terminait un sonnet.
"Quel calme si soudain
Nous sert et nous étreint,
On se demande inquiet,
Où les bruits sont cachés... "
"Sont-ils tous endormis ?
Où se sont-ils tapis ?
Guettant, prêts à bondir
Si l’on vient à gémir ?
...
Et pendant ce temps là, on appelait, on gémissait et on toquait comme des toqués.
Les bruits étaient cachés derrière la porte, Hepburn. Suffit pas d’écrire. Faut écouter aussi ! Elle nous montra une affiche grosse comme une carte de visite et punaisée sur le chambranle de la porte parmi des prospectus du syndicat d’initiative. L’étiquette en question invitait la clientèle à réclamer une clé de l’hôtel en cas de rentrée tardive. Parfait, Hepburn, parfait, la prochaine fois, pour ne pas te déranger, je lirai attentivement tous les murs de l’hôtel et je passerai la moquette au peigne fin.
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22:15 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15 septembre 2006
Oncl' Jack : le retour
épisode précédent
Il contrôlait très bien la situation, Oncl’ Jack’ lorsque dans les virages, il faisait chasser l’arrière de son véhicule pour mieux les négocier.
Il est des secondes qui valent des minutes ; notamment celles qui s’écoulent pendant que les roues arrières de la voiture décrivent dans un ralenti majestueux et interminable, un demi cercle qui fait jaillir une gerbe de neige sale sur le talus étrangement proche.
Les dents de Christine m’empêchaient d’entendre pousser mes cheveux blancs.
Nous avons quitté la voiture comme deux rescapés auxquels plus rien ne pouvait arriver.
Nous nous trompions... Il survint un incident qui montre à quel point nous étions ce soir la cible d’esprits maléfiques, et combien en ce bas monde, même en prenant de l’altitude, les forces du mal l’emportent sur celles du bien.
La porte de l’hôtel résista à toutes nos tentatives.
Certes, nous n’étions plus que l’ombre de nous-mêmes, mais cela n’expliquait pas tout.
Soit, nos mains aux articulations blanchies étaient douloureuses à force de s’être crispées aux portières de la voiture, mais pas au point de ne plus pouvoir ouvrir une porte !
Pas de doute, il nous manquait une clé pour résoudre ce problème.
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18:40 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13 septembre 2006
Ne pas s'interrompre !
épisode précédent
Au début, je l’avoue, j’ai eu tendance à exagérer. J’ai franchement abusé de la conversion. Je changeais de direction pour un oui, pour un non, sans motif sérieux (même si je n’avais pas laissé tomber ma mouffle). Il faut se méfier. Cela devient vite insensé.
Votre vie n’a plus de sens, et c’est insupportable. Je n’atteignais plus jamais le but de ma promenade car, lorsque j’étais sur le point de l’atteindre, c’était plus fort que moi, il fallait que je fasse une conversion.
Parfois, à force de faire des conversions, je ne savais même plus où j’étais.
Combien de fois ne me suis pas perdu ? Et les mêmes ennuis recommençaient. Je rentrais à la nuit tombante, exténué et affamé. Je sautais des repas et je ratais le journal télévisé.
Alors, vous devenez raisonnable, et vous vous offrez de temps en temps une petite conversion, juste pour le plaisir, sans plus.
Tous ceux qui ne s’étaient pas endormis étaient convaincus par ma démonstration. Les autres avaient seulement conscience que s’ils avaient pu rester éveillés et se souvenir de ce que j’avais dit sans rien mélanger, ils auraient certainement appris énormément de choses.
Quant à moi, j’étais fort satisfait de ma leçon et des jugements très sensés que j’avais proférés sous l’impulsion du moment. Mais à présent, il fallait partir. C’est en effet quand je m’interromps pour penser que je deviens stupide.
Je vidai mon verre d’un trait pour me donner du courage, car Oncl’ Jack’ nous attendait pour un nouveau tour de manège.
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22:55 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12 septembre 2006
La technique de la conversion
épisode précédent
Ce fut pour moi une véritable révélation, un peu comme si une nouvelle vie s’offrait à moi, me faisant découvrir des aires de liberté que je ne soupçonnais pas.
Ne pas connaître la technique de la conversion, c’est être condamné à toujours aller dans le même sens. On n’a pas idée de l’inconfort d’une telle contrainte !
Combien de fois n’ai-je pas déchaussé mes skis parce que je me trouvais devant un obstacle infranchissable : clôtures de barbelés, voies de chemin de fer, sapin, et j’en passe.
Il s’agissait même parfois de vides qui mesuraient plusieurs dizaines de mètres de profondeur ! Je les sentais bien s’approcher, ces vides, mais je ne savais comment les éviter, et je puis vous affirmer que dans ces moments là, votre angoisse est égale au carré de l’hypoténuse de la vitesse à laquelle vous vous en approchez.
A présent, je pouvais faire demi tour et changer de direction à ma guise. J’avais enfin un droit à l’erreur.
Ca n’a l’air de rien, mais tout est différent. J’ai expliqué aux enfants qu’auparavant, pour revenir à mon point de départ, je devais faire des circuits inimaginables. Il me fallait parfois des heures pour réaliser ce que la conversion m’offrait à présent en deux temps, trois mouvements.
Ainsi, mon ignorance m’avait contraint à faire le tour du lac des Rousses pour récupérer la mouffle qui m’avait échappé des mains, et que la bise avait poussée un mètre derrière moi !
Je rentrais parfois à la nuit tombante, exténué et affamé.
A présent, je ne suis plus obligé de sauter des repas et je ne rate plus jamais le journal télévisé.
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19:20 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note








