07 novembre 2009
Mission impossible
La semaine s'achève... et je n'ai pas pu décrocher la lune...
Une autre fois, peut-être.
« Votre mission, si vous l’acceptez, consistera à décrocher la lune ».
Songeur, Hubert jeta le billet dans le feu. Il se doutait bien que les Impromptus finiraient par lui demander l’impossible.
On l’avait d’abord mis en confiance avec quelques fleurs de mots, quelques caresses de doigts effilés et des promesses de dialogues, avant de l’envoyer dans des contrées imaginaires.
Toucher l’instant, passe encore, mais la lune, c’était une autre affaire. Tous, y compris les meilleurs qui avaient déjà sauvé le monde à plusieurs reprises, avaient échoué dans cette entreprise.
Même en utilisant des pratiques douteuses ou illicites.
Mais Hubert n’était pas de ceux qui reculent devant les difficultés. Les adversaires qui l’avaient sous-estimé étaient tous tombés sur un OSS.
Il passait en revue les missions qui lui avaient été confiées par le passé, les fabuleuses aventures qui s’en étaient suivies, et réfléchissait au meilleur moyen de décrocher la lune, lorsque le souvenir du comte DRAGMZK lui revint à l’esprit.
Il s’était juré de ne jamais retourner chez le comte Dragmzk mais il est des circonstances où il faut savoir se trahir. On murmurait, en effet, que le comte organisait des sacrifices humains au moment de la pleine lune et, sans doute, était ce là le meilleur endroit et le meilleur moment pour la décrocher.
Il adressa un SMS noir au comte et quelques jours plus tard, par une nuit sans lune, frappait à la porte de l’imposante demeure.
Après une interminable attente, elle finit par s’ouvrir sur cent cinquante kilos d’Igor, jambe de bois comprise, et presqu’autant du molosse jaune au regard cloaqueux qui ne le quittait jamais.
Monsieur est attendu guttura-t-il d’une voix qui eût gelé un Esquimau.
Hubert suivit Igor jusqu’à une immense salle qui aurait pu accueillir cent cavaliers et leurs palefrois. Les murs étaient recouverts de blasons disposés en alternance avec de gigantesques portraits de familles. Le comte le reçut à bras ouverts, l’enveloppant de sa grande cape noire en riant de plus en plus fort (Il aimait rire sous cape) et en répétant : Ce cher Hubert ! Ce cher Hubert ! Ce cher Hubert ! …
Hubert se taisait car il lui paraissait hasardeux de répéter plusieurs fois « ce cher DRAGMZK » sans emmêler sa langue dans ses amygdales.
Lorsque le comte réussit à s’arrêter de rire et de dire « Ce cher Hubert », il conduisit son cher Hubert jusqu’à une salle à manger qui aurait pu accueillir les familles des cavaliers précités.
Je vous passe le frugal repas devant la gigantesque cheminée qui dégorgeait plus de vent et de fumée que de chaleur, la chambre aux dimensions de cathédrale tapissée d’armures et de trophées de chasse, le chuintement des arbres sépulcraux et les hurlements caractéristiques des loups affamés. Il suffira de vous reporter au récit de sa précédente visite.
Une différence de taille, cependant : Les pâles clartés de la lune ne rendaient pas les objets vivants autour de lui, et les loups ne hurlaient pas à la lune, car il n’y avait pas de lune.
D’ailleurs, elle ne se montra pas davantage la seconde nuit ni la suivante. Une semaine passa sans que l’on puisse observer l’annonce du plus petit quartier de lune.
Un jour qu’Hubert se penchait trop à la fenêtre pour apercevoir la lune là où elle aurait dû normalement se trouver, il perdit l’équilibre et ne ralentit sa chute vers le parc, deux étages plus bas, que par la grâce de lierres grimpants qu’il saisit au passage.
Un danger bien plus grand l’attendait à l’atterrissage en la personne d’Igor et de son inséparable compagnon surveillant les abords du château.
L’unijambiste regarda Hubert comme un élément issu de ces couches sociales dites à taux de criminalité élevé qui s’enfuirait avec le rubis du Maharajah et mériterait séance tenante l’éviscération au couteau à pain émoussé.
Je déconseille vivement à Monsieur de vouloir quitter le château. Les lieux ne sont pas sûrs siffla-t-il entre ses dents.
Le chien s’humecta les babines, tel un loup qui voit venir à lui un paysan russe à travers les steppes de l’Asie centrale et grommela quelque chose à son maître dans un dialecte inconnu d’Hubert.
Eussiez-vous été empereur d’orient et d’occident, vous n’eussiez pas pu ignorer votre infériorité en la présence de ces deux là.
Le courage d’Hubert avait les fusibles qui fondaient mais il rassembla ce qui lui restait pour expliquer qu’il cherchait à apercevoir la lune lorsque…
Monsieur plaisante certainement l’interrompit Igor. Nous savons que Monsieur est envoyé par les Impromptus Littéraires.
Hubert croyait entendre céder les fils qui tenaient son épée de Damoclès.
Igor poursuivit : Monsieur arrive trop tard. Nous n’avons plus de lune. De plus zélés sont déjà venus la décrocher.
(Exercice d'écriture pour les Impromptus littéraires)
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06 novembre 2009
Les PCDRDT
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05 novembre 2009
Préparatifs de Noël
Nous avons commencé les préparatifs de Noël... par la fin !
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04 novembre 2009
Le saviez-vous ?

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03 novembre 2009
A l'envers...
L'arbre dont les racines montent vers le ciel !

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02 novembre 2009
Une histoire à déguster lentement...
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01 novembre 2009
Y a pas de raison !
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31 octobre 2009
Le mot interdit
On lui avait interdit le mot
Correspondant à la chose
Et s’il voulait faire la chose
Il ne pouvait prononcer le mot.
Ne pouvant proposer la chose
Sans utiliser le mot,
Il devait trouver autre chose
Qui remplacerait le mot.
Pour vous dispenser du mot
Lui souffla un souffleur,
Dites-lui avec des fleurs,
N’ajoutez pas un mot.
Il ne fit pas à demi les choses.
A fleur de peau, à fleur de mots,
A force de faire la chose,
Il en conçut plusieurs marmots.
Pour les Impromptus littéraires
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30 octobre 2009
Dans le sac
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29 octobre 2009
Villes refuges
10 de communiquer aux Israélites les prescriptions suivantes : « Lorsque vous aurez passé le Jourdain et serez entrés dans le pays de Canaan, 11 vous choisirez certaines villes comme villes de refuge. Là pourra s'enfuir celui qui aura tué une personne accidentellement.
Nombres, Chapitre 35, versets 10 & 11
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